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Des gens : Jean GALMOT.

Par Lily Devos.

Homme d’affaires, aventurier, écrivain, poète, chercheur d’or, pilote d’avion et d’hydravion,
il est né le 2 juin 1879 à Monpazier, en Dordogne de Jean Baptiste Edouard GALMOT instituteur communal et de Anne Barge. une famille où l’on compte aussi : Gérôme Baptiste né le 03 juillet 1867 à Capdrot et décédé le 13 octobre 1876,  Marie Alice Edwina née le 25 janvier1870, Marie Louise Jeanne Augusta née le 25 août 1872 et décédée le 14 mars 1967, Joseph Jean Baptiste né le 19 septembre 1873, Edgar Aristide Cyprien né le 17 juin 1875, Gérôme Baptiste Théophile né le 11 octobre1876 et décédé le 08 aout 1877, ces derniers nés à Monpazier.

ja Galmot

Il fera l’Ecole Normale Supérieure et à 20 ans parle couramment 4 langues dont l’allemand, l’anglais, l’italien et l’espagnol.
Il se marie à Nice le 24.10.1905 avec une jeune américaine Marianne Heydecker née le 28.09.1887 à paris 9ème et décédée le 02.02.1977 à Marsas (Gironde) fille de William Henry Heydecker vice-consul des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg ; ils auront un fils Robert né en 1906 et décédé en 1953 à Pompignac (Gironde). .
Il se fera connaître comme journaliste, certaines de ces révélations aidant en 1904 à la réhabilitation de Dreyfus.

Muni des titres de propriété d’une mine d’or que lui donne son riche  beau-père, il débarque seul en Guyane en 1906.

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Guyane : Installation de chercheurs d'or. Haute Mana / [mission] J. Galmot ; [photogr.] (Gallica BNF.).

Il y fait fortune, mais se fait mal voir des autres notables à cause de ses relations avec le petit peuple guyanais à qui il garantit des prix d’achat (or, bois de rose) proches des cours mondiaux. Il veut améliorer le sort de ses ouvriers et employés en les rémunérant décemment. Il devient « Papa Galmot ».
Il achète ensuite une plantation de rhum et organise la collecte auprès des petits producteurs, toujours contre l’avis des autres grands exploitants.
Il dirige une flotte de 46 navires (or, bois, café, cacao) et possède des contacts aux Antilles, en Amérique Centrale, à Paris, Bordeaux, Carcassonne, Sarlat…
Elu député de Guyane en 1919, il voit ensuite ses affaires péricliter. La guerre est finie. Il ne peut plus écouler ses cargaisons de rhum pour les pharmacies, les hôpitaux et les tranchées.
En 1921, après la levée de son immunité parlementaire, il est impliqué à tort par escroquerie dans « l’affaire des rhums ».
Arrêté, il est emprisonné à la Santé pendant 9 mois.
Au terme de son procès où les plaignants retirent leur plainte, il est condamné à de la prison avec sursis en l’absence de preuve et à 10 000 Francs d’amende.

De retour en Guyane en 1928, il gagne les élections législatives sous les ovations.
Mais il meurt subitement le 06 août 1928.

La rumeur annonce qu’il aurait été empoisonné et des émeutes éclatent à Cayenne donnant lieu en 1931 à Nantes au procès des Emeutiers.
Sa mort serait due à une intoxication aiguë à l’arsenic. C’est le lieutenant-colonel Alfred Carmouze qui procède à l’autopsie et conclut à un empoisonnement   par un toxique.
Mais ces conclusions sont entachées d’irrégularités (prélèvements et organes douteux, cœur disparu à la contre autopsie) et sèment le doute.
Mais accepter les preuves de son assassinat, c’était valider les émeutes contre la fraude, sans que les vrais coupables et commanditaires soient recherchés alors qu’une mort naturelle pouvait juger coupables les seuls accusés réunis sur les bancs de la justice.

filmLe film « Jean Galmot aventurier » de 1990 vient de sortir en DVD.

Auteur de « Quelle étrange Histoire » et « Un mort vivait parmi nous », il a fasciné Blaise Cendrars qui l’a comparé à Don Quichotte. Cendrars a même séjourné à Monpazier pour s’imprégner de l’atmosphère de la Bastide lors de l’écriture de son livre « Rhum ».

film

Il sera enterré au cimetière de Cayenne où il deviendra une légende contemporaine. Sa tombe sera toujours entretenue depuis.

En 2004, la ville lui érigeât une statue à un important carrefour de Cayenne.

Il possédait le château de Montfort (Dordogne) et celui de Lauzun (Lot et Garonne).
Il a côtoyé l’escroc Alexandre Stavisky et le journaliste, maître chanteur Georges Anquetil.

montfort  lauzun

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